Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 22:15

 

Après une allocution face caméra sur son site Désirs d'avenir, Ségolène Royal était au 20h de TF1 pour dire ce qu'elle compte faire après la parution du livre "Hold-uPS, arnaques et trahisons" (Editions du Moment).

Ce livre affirme que l'élection de Martine Aubry -qui a devancé Ségolène Royal de 102 voix- n'a pu être possible que grâce à un système de fraudes organisées.

Sur Désirs d'avenir comme sur TF1, Ségolène Royal a tenu des discours similaires: elle se dit "prête à rejoindre un recours fait par Martine Aubry sur les auteurs du livre si les faits sont faux".

"Si les faits sont vrais, et ils sont d'une extrême gravité. Dans ce cas, la direction actuelle doit sanctionner en interne" a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes.

Et si les faits sont faux ? "C'est encore plus grave, car ça veut dire que quelqu'un a voulu jeter un discrédit sur les socialistes. La vérité est absolument nécessaire".

Pour démêler le vrai du faux, cinq membres du Parti socialiste demandent une confrontation avec les auteurs du livre. Une initiative qui ne satisfait pas Ségolène Royal: "C'est un échappatoire". Avant d'ajouter: "Je ne le fais pas avec un esprit de revanche"

Ségolène Royal qui se dit "meurtrie de voir ce qui se passe", a souligné qu'elle avait à l'époque demandé à ce que soient revotées les élections pour le premier secrétaire du PS. Tout en indiquant sur son site Désirs d'avenir, qu'elle ne réclamerait pas un "nouveau vote" au parti" car "cette page est tournée".

Et s'il y avait une nouvelle élection? "Je ne me présenterai pas", a répondu Ségolène Royal, disant préférer laisser sa place aux jeunes.

 



Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 15:30
Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 23:30

 

 

J'enrage. Pasionaria est mise à toutes les sauces. La "pasionara du gouvernement", la "pasionaria des stades", "la pasionaria... Voici l'histoire de Dolores Ibarruri, la véritable, la seule Pasionaria.


Huitième d’une famille de onze enfants, fille et petite- fille de mineurs, née cinq années avant le début du siècle dernier à Gallarta, ville de la province basque de Biscaye, Dolores Ibarruri, dès son plus jeune âge, rêve de devenir institutrice. Dans la petite école située au-dessus de la prison, elle dévore les livres que lui prête son institutrice, Antonia Izar.

« Comment penses-tu pouvoir devenir institutrice alors que tes frères sont ouvriers ? » lui répète sa mère. Misère et ignorance. Dolores ne dépasse pas le cours préparatoire à l’école normale. Elle abandonne les cahiers pour les ateliers de couture puis pour les cuisines des maisons bourgeoises. « La seule issue, l’unique aspiration pour une femme dans mon village, c’était le mariage », disait-elle, avant d’ajouter : « Une vie grise, une vie d’esclave. »

Pour obtenir la main de la jeune et belle Dolores, les prétendants ne manquent pas. C’est Julian Ruiz Gabina qu’elle choisit. Un militant socialiste qui « ne savait pas danser », mais lui offrait ses premiers livres. Elle se marie à l’église de Gallarta et quitte pour la première fois son village pour Santander : un bref voyage de noces dans la famille de son époux avant de s’installer, non loin de là, à Somorrostro. Elle va vite vérifier la dure vérité du proverbe espagnol : « Mère ? Qu’est-ce que se marier ? Fille, c’est coudre, faire des enfants et pleurer. »

Pleurer ? Dolores Ibarruri en aura trop souvent l’occasion : la mort de deux de ses enfants en Espagne, la disparition de son fils Ruben à Stalingrad pendant la Seconde guerre mondiale, l’incompréhension de sa famille, son mari en prison pour idées subversives. « Je suis devenue socialiste à force de côtoyer l’injustice, la misère, et je n’avais pas besoin de me regarder dans un miroir pour voir combien souffraient les autres femmes », soulignait-elle.

Dolores partage les idées de son mari. 1917 va être pour elle une date décisive. Lorsqu’elle apprend la victoire de la révolution russe, Julian se trouve – encore – en prison. « Je ne me sentais pas seule. Cette révolution lointaine, inaccessible était réalité dans une partie du monde. »

Les responsables syndicalistes à la recherche de rédacteurs lui proposent d’écrire des articles dans leur journal « Le Mineur de Biscaye ». Dolores accepte et publie son premier « papier » pendant la semaine sainte, dite semaine de la Passion. Elle ne peut signer de son vrai nom et choisit un pseudonyme, celui qui va devenir célèbre : Pasionaria.

Dolores Ibarruri devient une collaboratrice régulière des publications ouvrières. Elle s’engage pleinement dans le combat politique en 1920, lors de la création du Parti communiste d’Espagne (PCE). Elue membre du comité provincial de Biscaye, elle participe au premier congrès du PCE.

A Somorrostro, les dames de la bonne société sont consternées. On rappelle que, quelques années auparavant, Mme Ibarruri mère entraînait sa fille à l’église San Felicismo pour l’exorciser et demandait au curé de prier en ce sens. Déjà, la jeune Dolores contestait les règles archaïques… La voilà devenue communiste. Les dames de Somorrostro veulent sauver Dolores de l’enfer. La préposée au sauvetage, épouse d’un propriétaire de mines, Mme Sebastiana Ugarte, anime la très pieuse organisation de charité « Les femmes de Saint Paul ». Or, Dolores persiste dans son engagement. Mme Ugarte connaît les ficelles : elle propose à Dolores une maison « confortable avec jardin », et aussi « un bon emploi » pour Julian. Peine perdue.

La vie est dure pour les Ruiz-Ibarruri. Comme pour tous les militants ouvriers persécutés par la dictature du général Primo de Rivera dont le fils, José Antonio, va fonder la Phalange, avant d’avoir son avenue dans toutes les villes d’Espagne comme « martyr » sans cesse célébré du franquisme. Julian subit la prison presque en permanence. S’il en sort, c’est pour enterrer dans un carton deux de ses trois filles. Heureusement, la solidarité entoure la famille.

En 1930, Dolores devient membre du Comité central du PCE. L’année suivante, au cours de la campagne électorale qui précède la proclamation de la République, elle prononce son premier discours à Bilbao. Lorsqu’elle monte à la tribune, Dolores tremble de peur. Tout au long de sa vie, avant chaque allocution, le trac ne l’abandonnera jamais. Déjà, dans la rue, on reconnaît Dolores Ibarruri, cette femme qui lie l’action d’avant-garde au respect méticuleux des traditions. Elle s’habille toujours de la même manière combinant le noir et le blanc et n’utilise les vêtements de couleur que pour confondre les polices à ses trousses. En 1931, à la demande de la direction du PCE, elle quitte Somorrostro pour Madrid. Le couple Ruiz-Ibarruri se sépare. Une rupture qui n’empêchera pas Dolores et Julian de rester pour toujours d’excellents amis.

Les articles de Pasionaria dans « Le Mineur de Biscaye » ne passent pas inaperçus. Dolores Ibarruri rejoint la rédaction de « Mundo Obrero », organe central du PCE. Un soir, en sortant du journal, elle est arrêtée et conduite à la prison pour femmes de Quinones. Premier emprisonnement. Premier choc avec la réalité pénitentiaire. Dans sa cellule, les droits communs font la loi. Elle conquiert l’amitié de la plupart de « ces victimes de la misère » et leur fait chanter « l’Internationale », le 1er mai 1932. Bientôt libre, Dolores n’en vit pas moins un drame : celui de la séparation. Ses enfants restés à Somorrostro lui manquent douloureusement. « La vie m’a montré, indiquait-elle, combien il est difficile pour une femme, pour une mère, de mener la lutte révolutionnaire. La vie, la liberté, rien ne m’importait. Mais les enfants ! Avais-je le droit de les sacrifier ? Cet aspect a été le plus dur. Mes enfants ont souffert avec moi des conséquences des activités de leur mère mais, sans eux, la vie m’aurait été impossible. »

Ruben et Amaya ne seront jamais seuls. Leur mère se déplace beaucoup. Elle prend toujours le soin de trouver un bon toit pour ses enfants. Les retours de voyage se transforment en fête, notamment en 1933 lorsque Dolores revient de Moscou après avoir participé, pour la première fois, à une réunion de l’Internationale communiste. Avec quelques amies, elle organise le Comité national des femmes contre la guerre et le fascisme. Au lendemain de la féroce répression contre l’insurrection asturienne, en octobre 1934, le comité se reconverti en une commission pour l’enfance ouvrière.

Quatre mille Asturiens fauchés par les balles laissent des milliers d’orphelins. Dolores part pour Oviedo et met au point un plan d’évacuation des enfants vers Madrid où les accueillent des familles. Une action qui a d’importantes répercussions en Europe. Et la presse publie la photo de la « Dame en noir ».

Dolores continue sa dangereuse vie de militante en franchissant clandestinement et à pied la frontière des Pyrénées. Chaque passage exige une préparation minutieuse, des guides, des relais. En 1935, elle participe en France à un congrès de solidarité avec les Asturies. Un de ses camarades, Manuel Collinos, l’accompagne lors d’une marche de nuit. « En franchissant des torrents, ironisait-elle, il n’avait qu’une seule préoccupation : maintenir le pli du pantalon du costume qu’on lui avait prêté pour assister au congrès. »

Tout va très vite pour Dolores et la vie devient impossible pour les enfants qu’elle ne peut même pas inscrire dans une école. Aussi doit-elle se résigner à ce que Ruben et Amaya partent pour l’URSS. Peu de temps après, Dolores retourne en prison. Le directeur du centre pénitentiaire pour femmes de Ventas s’appelle Manuel Machado, poète comme son frère Antonio. Le premier écrira les louanges de Franco, le second dénoncera les crimes du dictateur. Dolores préférait Antonio.

Le Front populaire, en 1936, remporte les élections. Dolores Ibarruri devient députée des Asturies. Dès l’annonce de son élection, elle part pour Oviedo et se présente à la porte de la prison où sont parqués des centaines de militants politiques socialistes, communistes, républicains. Dans un premier temps, le directeur refuse de la recevoir et fait installer une mitrailleuse face à la foule rassemblée devant l’entrée. Les négociations se prolongent durant plusieurs heures avant que Pasionaria n’obtienne gain de cause. Tous les prisonniers sont libérés. La liesse populaire emporte Dolores dans les rues d’Oviedo. Le cidre coule à flots.

La relation avec les électeurs ne pose aucun problème à la nouvelle députée. Au parlement, les vieux renards de la politique pensent faire une seule bouchée de « l’ancienne domestique ». Dans les couloirs des Cortes, les conversations portent sur l’événement : une femme, communiste de surcroît, va prononcer une allocution devant ces messieurs les députés. On sourit, on murmure, on attend le spectacle. Lorsque Dolores monte à la tribune, des galeries fusent des ricanements. Pourtant, dès la deuxième phrase, silence. Pasionaria évoque les insurgés asturiens, dénonce la répression, la misère, l’intolérance, avec une fougue qui désarme ses contradicteurs. Le lendemain, le journal de Bilbao, « El Liberal » titre : « Une femme est entrée au Parlement », tandis que la presse madrilène s’exclame : « Quelle femme ! ». Dolores a quarante et un ans. Peu avant de fêter son quarante-deuxième anniversaire, elle est désignée vice-présidente des Cortes.

Dès le début, le Front populaire affronte le sabotage économique mené par le patronat et les grands propriétaires terriens. Les phalangistes assassinent des militants de gauche et des militaires républicains. Le soulèvement fasciste se prépare avec la complicité des députés de droite. Le 18 juillet 1936, le général Franco prend la tête de la rébellion. « Des armes pour le peuple ! », crie-t-on dans les rues de Madrid. Le lendemain, en prononçant son célèbre discours « No pasaran » (Ils – les fascistes – ne passeront pas) Dolores Ibarruri devient pour les Espagnols et le monde entier Pasionaria.

« Ici Radio-Union, depuis Madrid, au siège du ministère de l’Intérieur. Dolores Ibarruri vous parle. » Le speaker ajuste le micro. Dolores, très pâle, déclare : « Ouvriers ! Paysans ! Antifascistes ! Espagnols ! Patriotes ! Face au soulèvement militaire fasciste, tous debout pour défendre la République, pour défendre les libertés populaires et les conquêtes démocratiques. Tout le pays vibre d’indignation devant ceux qui veulent engloutir l’Espagne dans un enfer de terreur et de mort. Les fascistes ne passeront pas. No pasaran. »

Lorsqu’elle quitte le ministère de l’Intérieur, des groupes se forment près de la Puerta del Sol et crient : « No pasaran ! ». Le mot d’ordre de la guerre d’Espagne est né. Pasionaria harangue les soldats dans les casernes de la capitale, mobilise les travailleurs dans les usines, organise les femmes dans les quartiers. Des milliers de personnes viennent écouter dans les meetings celle qui, entre deux réunions, deux débats, deux articles, n’hésite pas à consacrer du temps à une famille en détresse. La même femme aussi infatigable qu’indomptable qui lance un appel aux peuples du monde : « Aidez-nous à empêcher que la démocratie soit écrasée en Espagne. Si cela devait arriver, cela entraînerait inévitablement la guerre. » Un appel qui compte, en ces décisives semaines du début de la guerre, où le gouvernement républicain tente par tous les moyens d’acheter des armes. Les armes qu’ont à profusion les fascistes et qui vont bientôt si cruellement manquer aux défenseurs de la liberté.

Où trouver ces armes ? Une délégation officielle espagnole composée de personnalités d’horizons divers se rend à Paris. Les Croix-de-feu menacent de dynamiter l’hôtel où descend la mission. Quant au Président de Conseil français, le socialiste Léo Blum, il annonce aux parlementaires espagnols que « la France ne peut pas intervenir », alors que ce qui lui est demandé se limite au respect des contrats signés avec Madrid. « Blum, indiquait Dolorès, parlait comme s’il lui était difficile d’articuler. Il se déclarait pacifiste, affirmait souffrir énormément, mais confirmait la politique de non-intervention de la France. Un moment, derrière ses longues mains fines, il se cacha les yeux. Pleurait-il ? De sa poche gauche, il tira un élégant mouchoir de soie et essuya une larme qu’il n’avait pas. »

Pour Pasionaria, la France ne se résume pas à Léon Blum. Le 8 septembre 1936, le Parti Communiste Français organise un grand rassemblement au Vel’d’Hiv à Paris. Elle y prononce une phrase célèbre : « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux. » Sur les murs des villes et des villages de France fleurit le mot d’ordre : « Des canons et des avions pour l’Espagne ».

De retour à Madrid, Pasionaria et ses camarades accélèrent le dispositif de défense de la capitale. Elle soutient l’idée selon laquelle il faut créer une armée régulière de la République dotée d’un seul drapeau et d’un commandement unique. Le Président du gouvernement, Largo Caballero, les anarchistes et les trotskistes estiment, eux, que de simples milices suffiront. Quand Dolorès et les communistes soulignent la nécessité de creuser des tranchées pour défendre Madrid, Largo Caballero tergiversent, allant jusqu’à clamer : « Les miliciens ne peuvent se transformer en taupes. » On voit Dolores aux quatre coins de la capitale. Ici, creusant une tranchée avec les habitants d’un quartier ; là, accompagnant Nehru et sa fille Indira Gandhi, des écrivains, des poètes tels qu’Ilia Ehrenbourg, Pablo Neruda, des vedettes comme le chanteur noir américain Paul Robeson.

Le 7 novembre 1936, elle accueille les Brigades internationales, « des frères venus du monde entier défendre la liberté ». Bref moment de joie dans la tragédie, car déjà l’artillerie et l’aviation fasciste pilonnent Madrid. Les mercenaires de Franco, les Junkers de Hitler et les forces motorisées de Mussolini font pression sur tous les fronts. Une situation si précaire que le gouvernement et le Parlement espagnols décident de transférer leurs services à Valence.

Durant ces années de guerre, aux côtés de José Diaz, le secrétaire général du Parti communiste d’Espagne, Dolores se dépense sans compter. La « Dame en noir » devient l’ennemi numéro un des franquistes et de leurs amis européens. Une campagne se déchaîne pour tenter de salir son image aux yeux de l’opinion. En France, le journal fasciste « Gringoire » écrit : « Pasionaria, quoique de race espagnole, est un personnage trouble. Ancienne religieuse, elle s’est mariée à un défroqué, d’où sa haine pour la religion. Elle s’est rendue célèbre un jour en se jetant sur un pauvre curé et en lui sectionnant la veine jugulaire à coups de dents. »

La propagande franquiste ne se différencie guère. Les soldats rebelles prisonniers des républicains parlent de Pasionaria avec horreur. A un groupe d’entre eux, Dolores demande comment ils imaginent Pasionaria. « Ce n’est pas une femme, c’est un fauve », répondent-ils. « Un peu comme moi », interroge-t-elle. « Quelle idée, rétorquent les prisonniers. Vous, vous êtes une femme espagnole, une vraie… ».

Les forces armées de la République ne peuvent contenir les troupes franquistes de plus en plus aidées par leurs parrains de Berlin et de Rome. Devant la gravité de la situation, Dolores retourne à Paris et s’adresse au monde : « En Espagne se livrent les premières batailles entre la démocratie et le fascisme qui veut étendre ses pouvoirs tentaculaires sur le monde pour étouffer la liberté et le progrès. Notre peuple accepte avec orgueil et pleine responsabilité la tâche que l’Histoire lui a réservée. Mais il exige qu’on ne l’abandonne pas. »

Les accords de Munich, la capitulation devant Hitler, accélèrent l’isolement de la République. L’URSS est seule à fournir une aide en avions, en armements divers, en combattants et conseillers expérimentés. Les pressions s’exercent de toutes parts sur le gouvernement Negrin qui, craignant la reconnaissance de Franco par les pays voisins, décide le retrait des Brigades internationales. Le 28 octobre 1938, Barcelone dit adieu aux volontaires. C’est alors que Pasionaria lance ces mots inoubliables : « Drapeaux d’Espagne, saluez ces héros, inclinez-vous devant ces martyrs. Mères ! Femmes ! Quand les blessures de la guerre seront cicatrisées, quand le souvenir des jours douloureux et sanglants laisseront place à un présent de liberté, de paix et de bien-être, quand les rancœurs seront atténuées, parlez à vos enfants, parlez des hommes des Brigades internationales. »

Tandis que Berlin aide Franco à écraser la République espagnole, l’armée allemande se prépare à déferler sur le reste de l’Europe. Pour Hitler, Madrid, Brunete, Guernica, Jarama constituent aussi un test militaire. Quant aux volontaires des Brigades internationales, ils seront de tous les combats – souvent les premiers – pour résister au fascisme.

Le 6 mars 1939, la direction du PCE décide le départ de Pasionaria. La chasse aux communistes est lancée dans tout le pays. Le 8 mars, sur un aérodrome proche d’Alicante, un groupe de guérilleros présente une dernière fois les armes à Dolores accompagnée de Jean Catela, député communiste français et futur martyr de la Résistance que les Pétainistes guillotineront le 24 septembre 1941 à la prison de la Santé à Paris. Pasionaria étreint longuement les derniers soldats de la République puis monte dans un petit avion. Il lui faudra attendre près de quarante ans avant de revenir sur sa terre natale.

Oran, Marseille, Paris, Moscou. Dolores s’installe dans la capitale soviétique. Seule femme membre du Comité exécutif du Komintern, elle jouit d’une grande autorité. Sa fille étudie dans un institut technique, son fils Ruben dans une école militaire. Plusieurs milliers d’Espagnols vivent réfugiés en URSS lorsqu’Hitler déclenche l’opération « Barbarossa ». Objectif : Moscou. Les populations de l’URSS vont devoir affronter un conflit terrible au cours duquel vingt millions de femmes, d’enfants, d’hommes périront. Les exilés espagnols multiplient les démarches afin d’être intégrés aux forces armées de l’URSS. Les autorités de Moscou hésitent un moment, puis donnent le feu vert à la formation de la 4 ème compagnie de volontaires.

Le 18 juillet 1941, près de deux cents combattants espagnols se rassemblent dans la cour d’une caserne de Moscou. Pasionaria leur dit : « Aujourd’hui comme hier, vous vous trouvez les armes à la main contre le fascisme. Je suis persuadée que vous vous battrez avec honneur aux côtés du peuple soviétique dans la lutte contre l’hitlérisme et pour l’indépendance de l’Espagne. » A ce moment, une voix lance : « No pasaran ». Cette fois, en effet, les fascistes ne passeront pas. Environ mille volontaires espagnols s’enrôlent dans l’armée rouge. Ils sont particulièrement efficaces derrière les lignes allemandes pour des missions spéciales.

En septembre 1942, Dolores repliée avec l’équipe de Radio-Espagne indépendante à Oufa, la capitale de la République autonome de Bachkirie, s’adresse chaque jour à son pays. Elle s’attache particulièrement à dénoncer la division Azul mise à la disposition d’Hitler par Franco. Elle appelle les jeunes Espagnols à refuser de devenir « la chair à canon de l’Allemagne nazie ».

Un soir du début de l’automne 1942, le téléphone sonne chez Dolores. Une voix grave demande à lui parler et se présente : Nikita Khroutchev, commissaire politique d’un des fronts. Celui qui deviendra chef de l’Etat soviétique annonce à Dolores la mort du lieutenant Ruben Ibarruri à Stalingrad. Quelques mois auparavant, José Diaz, secrétaire général du PCE, condamné par un cancer, s’était suicidé à Tbilissi. Désormais, la direction du PCE repose sur Pasionaria.

La déroute des troupes hitlériennes redonne espoir aux républicains espagnols. Franco n’est-il pas un des plus fidèles alliés des nazis ? N’a-t-on pas promis de faire payer au dictateur ses crimes contre la République et ses complicités durant la guerre mondiale ? Sans attendre la fin du conflit, Pasionaria prend la route de Paris. Les autorités britanniques lui refusent une place dans un avion sous le prétexte que les appareils militaires ne peuvent accueillir une femme. Peu importe. Avec sa fidèle secrétaire Irène Falcon et le dirigeant communiste Ignacio Gallego, Dolores commence un long périple qui les conduit en Iran, en Egypte avant de débarquer à Boulogne. Le 8 mai 1945, c’est à Paris que Pasionaria fête la victoire sur le fascisme.

Son plus cher désir est alors de se rapprocher de l’Espagne. Elle s’installe à Toulouse. Pas pour longtemps. En 1950, le gouvernement français interdit les activités du PCE. Ses dirigeants avec l’aide précieuse et jamais démentie du Parti communiste français (PCF), rentrent dans la clandestinité. Pasionaria, elle, ne peut pas passer inaperçue. Elle regagne Moscou d’où elle dirige le parti jusqu’en 1960. Santiago Carrillo la remplace au poste de secrétaire général du PCE. Elle devient présidente du parti.

Pendant ces longues années, Dolores Ibarruri suit quotidiennement les événements dont son pays est le théâtre. Au micro de Radio-Espagne indépendante, elle commente la moindre grève. Sa voix est écoutée du Pays basque à l’Andalousie, dans les villes et les villages. Dès 1956, elle avance l’idée de la « réconciliation nationale ». Elle mène campagne pour sauver les démocrates espagnols condamnés par la dictature, de Julian Grimau aux cinq jeunes basques fusillés en 1975.

A Moscou, elle reçoit des personnalités de passage mais surtout des Espagnols qui lui racontent dans les moindres détails la vie quotidienne à Madrid et à Malaga, dans son cher Pays basque et en Catalogne. Dolores veut s’imprégner de tous les changements, de toutes les transformations. Au centre espagnol de la rue Jdanov à Moscou, elle redonne l’espoir. Et, bravant les interdictions, elle participe à des réunions dans des pays européens, à Paris notamment. Son exil prendra-t-il fin ?

Après la mort de Franco, le centre espagnol de la rue Jdanov se vide progressivement. La frontière des Pyrénées s’est ouverte pour la plupart, pas pour Pasionaria. Un ancien ministre du dictateur, Manuel Fraga Iribarne, déclare au journal « Sud-Ouest » : « Il est préférable que certains exilés restent hors du pays. Par exemple, Pasionaria. »

Au début de 1977, Dolores parle pour la dernière fois sur les ondes de Radio-Espagne indépendante. Ses camarades ont repris le combat sur le sol national. Pasionaria ne le peut toujours pas. A Madrid, les proches du dictateur disparu ont peur de la « Dame en noir ». Le mot d’ordre « Dolores à Madrid » s’inscrit sur les murs de la capitale. Le 11 mai 1977, le chargé d’affaires de l’ambassade d’Espagne à Moscou annonce à Pasionaria qu’elle peut – enfin – retirer son passeport.

Deux jours après, le vol régulier Moscou-Madrid est retardé. Les passagers ont leurs ceintures attachées et les réacteurs commencent à tourner. Des dirigeants soviétiques s’avancent lentement vers l’appareil entourant une dame en noir, les cheveux blancs ramassés en chignon. « Chers camarades, leur dit-elle, notre peuple affirme que partir c’est mourir un peu. Je ne crois pas que cela soit vrai car dans ce cas, partir signifie pour moi m’incorporer de nouveaux dans la lutte active qui va décider du destin de ma patrie. » Avant de s’engouffrer dans l’avion, elle se retourne une dernière fois pour dire au revoir à cette terre où elle laisse tant de souvenirs et où son fils Ruben repose à jamais.

Quelques heures plus tard, depuis le hublot de l’avion, Dolores redécouvre Madrid. Jusqu’à la dernière minute, l’arrivée de Pasionaria est tenue secrète. Les dirigeants du PCE craignent une provocation, le gouvernement une trop grande publicité. Mais à peine est-elle installée dans son appartement qu’il faut contenir les milliers d’amis, de camarades venus la saluer. Combien d’embrassades, combien de larmes de joie ? C’est dans son Pays basque qu’auront lieu les plus émouvantes des retrouvailles d’un peuple et de celle qui a si bien su en incarner le courage et l’espoir.

« Si, si, si, Dolores est avec nous », scandent des dizaines de milliers d’hommes et de femmes dans le palais des Foires de Bilbao. Près d’ici, en 1931, elle avait prononcé son premier discours. Un demi-siècle après, elle fait toujours vibrer la foule. « Il y a plus de quarante ans que physiquement j’ai dû quitter l’Espagne, déclare-t-elle, mais pas à un seul moment de ma vie, pendant les heures de joie et de tristesse, l’Euzkadi ne s’est éloigné de moi. »

Au siège du Comité central du PCE, en ce jour de 1981, la porte du bureau de Pasionaria s’entrebâillait pour la seconde fois. Irène Falcon, la secrétaire de Dolores m’adressait un regard courroucé. En quittant, la veille, le Cason del Buen Retiro et le « Guernica » de Picasso définitivement installé à Madrid, je lui avais promis que l’entretien ne durerait pas plus d’une heure. Fallait-il tenir ma promesse alors que Pasionaria parlait sans laisser poindre un signe de fatigue ? Et qui, sinon elle, pouvait mettre fin à la rencontre ?

Jusqu’à sa mort, Dolores Ibarruri est restée fidèle au combat révolutionnaire, à l’idéal communiste. La veille « Dame en noir », pour toujours, demeurera Pasionaria.

José Fort

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Dolores-Ibarruri-Pasionaria-pour-toujours.html

 

 

 

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 01:18
Le PS d’Anglet réagit à l'intervention de Michèle Alliot-Marie, concernant l'aire de grand passage pour les gens du voyage sur la Communauté d’agglomération du BAB.
 
 
L’incompréhensible intervention de la Ministre élimine la possibilité d’ouvrir une aire de grand passage sur le terrain dit de Larue-de-Bas qui avait pourtant été validé à la fois:
  • par la CABAB, à l’unanimité de ses membres (élu d'opposition d'Anglet compris)
  • par les maires des 3 communes concernées: Bayonne, Anglet et Biarritz
  • par le Préfet.
Ce terrain, le plus isolé des habitations, était pourtant celui qui minimisait le plus d’éventuels inconvénients pour les angloys: le dispositif d'accueil pouvait enfin - 9 ans après le vote de la loi - être mis en place.
 
NOUS DENONCONS la duplicité de Jean Grenet, président UMP de la CABAB, qui, après avoir sollicité et obtenu l'unanimité sur le choix du terrain de Larrue de Bas, critique et remet ce choix en question, sous l’injonction de la Ministre de l’intérieur Michèle Alliot-Marie (défendant ainsi sa circonscription électorale qui englobe Arcangues) et sous la pression d'un groupe d'opposants, dont la plupart réside à Arcangues, ville ne faisant pas partie de la CABAB. Jean Grenet est-il préoccupé en premier lieu par l’intérêt général de notre communauté d’agglomération?
 
NOUS DENONCONS l’intervention de Claude Olive, élu UMP minoritaire à Anglet. Quelle est sa légitimité pour parler au nom de l'ensemble des Angloys? Interpeller la Ministre de l’Intérieur pour qu’elle oblige le Préfet à reculer après s’être fortement investi dans ce dossier, n’est pas une attitude républicaine. Beaucoup plus grave: poussé par ses plus hautes instances, Claude Olive sert les intérêts de son propre parti au détriment des intérêts des citoyens de la commune dont il est l'élu !
 
NOUS DENONCONS enfin l’intervention de Michèle Alliot-Marie, ministre UMP, qui confond l'intérêt général, qu'elle a pour mission de défendre, avec ses intérêts électoraux personnels. Un Ministre qui représente la nation peut-il se comporter de cette manière, en intervenant dans une affaire locale, en désavouant des élus et son Préfet? Un Ministre n’a-t-il pas autre chose à faire que de s’impliquer dans de basses chicaneries politiciennes au profit d’élus revanchards, dépourvus de projet? Comment peut-elle assurer l’autorité de l’Etat si elle se laisse aller à de tels comportements? Le préfet des Pyrénées-Atlantiques sera t’il le 3ème à faire les frais de la toute puissance du gouvernement qui a limogé le Préfet de la Manche lors du passage de Nicolas Sarkozy en 2008 (ce dernier n’ayant pas supporté la présence de manifestants), et le coordinateur des forces de sécurité en Corse, pour venger l’occupation de la villa de Mr Clavier, l’ami du Président de la République.
 
Le PS d’Anglet regrette vivement que les habitants d’Anglet fassent les frais des arrangements de l’UMP, de la complicité des élus de la droite locale, et se voient imposer une telle décision, par le plus haut niveau de l’Etat. La présidence de la CABAB n’est-elle pas à même de gérer ses affaires courantesdans le sens de l’intérêt général?
 
Nous appelons la municipalité, avec le soutien de la population angloye, à

REFUSER LE DICTAT DE LA MINISTRE DE L'INTERIEUR.

PS ANGLET

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 00:04
ELECTIONS EUROPEENNES
7 JUIN 2009


Ecole F. CONCARET Espace N. MANDELA Ecole C. DURROTY (A à K) Ecole D. POUEYMIDOU salle 1 Salle R. DELMAS Ecole Odette DUBOIS Ecole D. POUEYMIDOU salle 2 Centre de Loisirs A. DUBOY Centre Municipal Albert Castets Ecole J. JAURES (maternelle) Restaurant J. Paillé Ecole C. DURROTY (L à Z) Ecole J. MOUCHET TOTAL %


1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13

Inscrits 605 1009 679 415 372 660 605 785 792 822 815 660 883 9102
Votants 303 373 305 176 184 282 189 300 335 382 379 232 402 3842 42,21
Blancs - Nuls 13 13 16 9 7 9 5 9 17 16 21 3 17 155 4,03
Exprimés 290 360 289 167 177 273 184 291 318 366 358 229 385 3687 95,97
Participation 50,08% 36,97% 44,92% 42,41% 49,46% 42,73% 31,24% 38,22% 42,30% 46,47% 46,50% 35,15% 45,53%

CANDIDATS














M. ALIOT 8 13 5 9 7 4 10 14 10 9 8 12 10 119 3,23
M. PUYJALON 4 10 3 5 7 5 2 0 5 7 5 5 15 73 1,98
M. BAUDIS 61 56 60 39 62 46 21 27 70 87 61 27 46 663 17,98
M. MARTINEZ 3 1 3 0 1 0 0 2 1 0 0 0 1 12 0,33
M. TEMPLE 2 3 0 2 2 2 0 1 1 2 0 2 3 20 0,54
Mme TORREMOCHA 5 6 2 0 0 6 2 11 2 1 5 1 5 46 1,248
Mme ECHEVERRIA 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
M. ARIF 61 47 62 22 22 36 24 43 48 55 58 35 78 591 16,03
M. TERRIEN 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
M. GRAS 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
M. JACOB 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
M. DULONG 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
M. CARAYOL 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
M. ROCHEFORT 25 33 21 13 9 19 13 16 29 27 37 15 30 287 7,78
M. TELLECHEA 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Mme DE FRANCLIEU 2 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 3 0,08
M. BOVE 29 47 35 22 19 39 34 41 29 37 65 33 48 478 12,96
M. RAICH 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
M. DREVET 14 20 10 3 6 10 9 22 17 19 12 7 21 170 4,61
M. FAURA 0 2 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 5 0,14
M. MELENCHON 69 97 77 44 33 95 60 91 91 99 96 72 97 1021 27,69
Mme BARBE 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Mme MARTIN 7 25 10 8 9 11 9 22 13 23 11 20 31 199 5,40
M. FANCHTEIN 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0

 

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 17:09

Tarnosiens, Tarnosiennes

Les 7 juin, vous êtes appelés à voter pour élire vos députés européens. C’est une élection importante.

Pourquoi ? D’abord, parceque la crise terrible que nous connaissons actuellement, ne pourra se résoudre qu’à un niveau européen. Ensuite, nous avons besoin de fonds européens importants pour combattre le taux de chômage et redonner de l’espoir à de nombreuses familles. Enfin, il faut changer de majorité au parlement européen. La droite veut casser les services publics. Comment ? Mais regardez, ils ont déjà commencé en supprimant des milliers de postes de fonctionnaires. Infirmiers, postiers, enseignants, policiers. Avec cette politique, vous le vivez au quotidien, les injustices grandiront.

Qu’est-ce que les socialistes proposent, ?

D’abord, pour la première fois, les partis socialistes des 27 pays de l’Union européenne ont adopté un programme commun : le Manifesto
Trois mesures importantes de ce Manifesto. La première concerne le Plan de Relance européen. Nous proposons de donner plus d’argent pour soutenir les petites et moyennes entreprises, et en particulier l’environnement.
Ensuite, nous défendrons les services publics. Il faut mettre fin à l’agression généralisée contre l’éducation, la santé, l’énergie ou encore les services postaux. Préserver ces secteurs, c’est garantir notre avenir.
Enfin, lorsque certains parlent de bouclier fiscal pour protéger les riches, nous proposons un bouclier social. Nous pouvons construire l’Europe sociale. Les socialistes européens, le feront.

Les Landes seront représentées au parlement européen, avec RENAUD LAGRAVE,
candidat à un niveau éligible, en 5° position sur la liste socialiste du Sud-ouest (contrairement à d'autres candidats locaux, qui eux sont en position d'inéligibilité).

Renaud est un militant socialiste très investi sur le terrain local et son objectif est de “faire une campagne de proximité, de rencontrer les entreprises en difficulté, qui ne manquent pas dans le département et d’être au côté des salariés, afin de les soutenir dans ces moments difficiles”.

Il sera le député landais qui défendra les intérêts des Landes et permettra de représenter le département à travers toute ses traditions !


Les élus tarnosiens socialistes qui soutiennent cette candidature Landaise ont commencé la campagne depuis quelques jours déjà et reçoivent un formidable accueil de la population tarnosienne que nous remercions.


Tarnosiens, Tarnosiennes, CONTINUEZ à soutenir le parti socialiste et n'oubliez pas le 7 juin, un seul tour, un seul vote !!

Pour changer l’Europe, il faut faire élire un maximum de Députés européens socialistes !!Alors votez UTILE, votez socialiste !

 



 

 

 

 

 

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 00:07
 
 


Les socialistes font 3 propositions pour lutter contre la crise:


  • 100 milliards d’euros tout de suite pour la relance économique
  • Un bouclier social pour les salariés, les chômeurs, les retraités
  • 10 millions d’emplois verts créés dans les secteurs des transports, de la construction et des énergies renouvelables.

Voir la vidéo


 

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 15:19


70% des lois des pays découlent des lois et directives européennes. Les politiques menées par SARKOZY-BARROSO et la droite en matière sociale et économique créent la pauvreté et font exploser le chômage.
Il faut donc une autre majorité, une majorité socialiste, si on veut une Europe qui mène une politique du progrès social. La directive Bolkenstein ou la directive retour sur l’immigration a été adoptée par la majorité conservatrice. Si on veut une Europe qui défende vraiment les travailleurs en luttant contre la directive temps de travail qui permet de faire passer à 68 h la durée du temps de travail, il faut une autre majorité élue sur un autre programme .

Les élus du canton se sont donc très impliqués dans la campagne avec Renaud Lagrave candidat aux européennes 5ème sur la liste socialiste du Grand Sud Ouest.
D’un point de vue local, un député landais au parlement permettra de mieux défendre les intérêts du département.


Le conseiller général Lionel causse, Eric  Guilloteau élu à Ondres, Marie-ange DELAVENNE, Angélique GRANDENER et Thierry Cazaurang élus tarnosiens ainsi que Didier FARGES le secrétaire de section du parti socialiste de tarnos et des militants socialistes se sont retrouvés avec Renaud LAGRAVE pour la distribution de tracts devant TURBOMECA.


Sur  place également en campagne des militants communistes (non photographiés). Nous avons été très surpris de l'agressivité de certains d'entre-eux vis à vis des élus socialistes  mais surtout vis à vis de notre candidat.

Nous avons été amenées à plusieurs reprises avec Henriette Cary  à faire campagne avec les élus du canton sur le marché de Ondres. Nos relations  avec les militants communistes  paraissaient cordiales même si certaines réflexions ont fusé.


Après avoir laissé nos camarades Angélique et didier rejoindre leur poste de travail, nous partîmes à la rencontre des habitants pour les convaincre de l'intérêt des élections européennes et du vote socialiste.

Sur le marché  Renaud a eu droit à un très très bon accueil des Tarnosiens et des commerçants de la place.




















La visite du GEIQ BTP avec la directrice Mme LESCA et du Foyer des Jeunes Travailleurs avec Mr REBIERE directeur fut très intéressante.

Renaud est très à l'écoute et il est évident qu'il a une maitrise parfaite de ses sujets
.













Pour finir les militants et les élus socialistes du canton se sont retrouvés autour de Renaud au restaurant d'insertion Eole situé sur le pôle Bertin.








Repost 0
Published by Marie-ange DELAVENNE - dans DIVERS
commenter cet article
20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 14:01


ps-005-affichage-web-moyen.jpg

De gauche à droite : Reanud Lagrave, Lionel Causse, Marie-Ange Delavenne, Thierry Cazaurang et Eric Guilloteau


D’aucun reproche au PS d’avoir commencé timidement sa campagne pour les élections européenne du 7 juin. Il semble que la machine se soit mise en route dans les Landes car après Aire sur l’Adour, Renaud Lagrave, secrétaire de la section des landes et n°5 sur la liste du Ps dans le Grand Sud-Ouest était, hier à Tarnos, pour rencontrer différents acteurs locaux dont les salariés de Turboméca, le Directeur du Foyer des jeunes travailleurs, les responsables du GEICQ etc… Il était accompagné par le Conseiller Général du Seignanx Lionel Causse, de Marie-Ange Delavenne et Thierry Cazaurang tous deux élus du PS à Tarnos, ainsi que d’Eric Guilloteau élu d’Ondres.


Renaud Lagrave, qui se présente pour la première fois aux élections européennes indique que l’objectif de la liste PS dans le sud-ouest est de “faire une campagne de proximité, de rencontrer les entreprises en difficulté, qui ne manquent pas dans le département et d’être au côté des salariés, afin de les soutenir dans ces moments difficiles”
Il précisa également qu’il fallait lutter contre la politique du gouvernement, qui pour lui aggrave la situation et dire non à Sarkozy et la “bande du Fouquet” qui engrange les bénéfices au détriment des salariés depuis 2 ans.


Et de rappeler que cette campagne n’est pas seulement franco-française mais concerne l’ensemble des 27 pays et que l’ensemble des socialistes européens ont des propositions pour faire face au libéralisme, notamment “l’harmonisation fiscale, le doublement du budget européen pour permettre aux autres pays d’avoir le même niveau de vie que nous, la même protection sociale, d’harmoniser les règles du libre échange afin d’éviter que les règles relatives à l’environnement soit, par exemple, respectées”.


D’un point de vue plus locale, l’envoi d’un député landais au parlement permettrait de représenter le département à travers toute ses traditions et aussi de mieux le défendre. (tempête, défense des services de proximité etc…)
En ce qui concerne la dispersion des voix à gauche, Renaud Lagrave le déplore et indique que si le 7 juin, les listes UMP arrivent en tête, il n’y a pas un coup d’arrêt à la politique de Sarkozy, la situation continuera à s’aggraver et l’ultra libéralisme triomphera. l’objectif des socialistes français mais aussi européens est de prendre le pouvoir et de gouverner afin de changer les choses.


Interview Renaud Lagrave : Retrouvez l'interview audio sur le blog du correspondant sud ouest

 


ps-002-affichage-web-moyen.jpg

 Les élus socialistes en réunion avec Laurent Rebière, directeur du FJTT

(Alain Darras - S.O.)

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article
15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 00:07
















Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DIVERS
commenter cet article