Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /

Communiqué de la LDH et de la FCPE

La FCPE et la Ligue des droits de l’Homme se réjouissent des nombreuses réserves exprimées par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU à propos du fichier « base élèves ». Le comité, dans son avis prononcé le 11 juin, s’est notamment dit préoccupé par « l’insuffisance de dispositions légales propres à prévenir son interconnexion avec les bases de données d’autres administrations ».

Le comité de l’ONU présente deux exigences : que les parents aient un droit de rectification et d’effacement du fichier et que les accès à celui-ci soient véritablement sécurisés. Ce sont précisément les demandes portées depuis des mois par les parents d’élèves et les défenseurs des droits de l’Homme.

C’était le sens du courrier adressé au ministre de l’Education nationale le 23 mars dernier et signé par plusieurs associations et syndicats d’enseignants (dont la FCPE et la LDH), courrier auquel les services du ministère ont répondu de manière très insatisfaisante et sans aucun engagement.

La FCPE et la LDH se sont toutes deux inquiétées lors de leurs derniers congrès des orientations gouvernementales à l’égard de la jeunesse (stigmatisation, fichage, diminution de moyens pour l’Education nationale…).

Elles demandent instamment au gouvernement d’entendre les exigences formulées par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU et de prendre des mesures en conséquence. Au moment où l’on s’apprête à fêter le 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la surdité du gouvernement à ce sujet serait un très mauvais signe.

(LDH le 22 juin 2009)

 

La LDH appelle le gouvernement à mieux respecter les droits des enfants

Communiqué et déclaration de la LDH
Alors que l’année 2009 est celle du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), le Comité central de la LDH, réuni le 13 juin 2009, tient à exprimer solennellement sa vive préoccupation à l’égard de politiques qui tendent à faire de la jeunesse « une classe dangereuse » dont il conviendrait de se méfier par principe.

Alors que l’année 2009 est celle du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), la LDH tient à exprimer sa vive préoccupation à l’égard de politiques qui tendent à faire de la jeunesse « une classe dangereuse », tout en ignorant certaines difficultés auxquelles celle-ci est confrontée.

Au gré des diverses réformes, on assiste à un alignement de la justice des mineurs sur le droit de commun. Au nom d’une sorte de présomption de suspicion, on en vient à arrêter des enfants de 6 et 10 ans, à préconiser des contrôles systématiques à l’entrée des établissements scolaires, à tenter de développer un fichage généralisé des enfants dès le plus jeune âge…Parallèlement, on dénigre le travail de prévention, on retire des moyens à l’Education nationale, on supprime des postes en Rased et on envisage de supprimer la scolarisation des plus petits au profit de jardins d’éveils, éventuellement payés par les familles.

Ces questions ont été abordées par le comité international pour les droits de l’enfant des Nations unies lors de l’audition de la France. Ce comité s’est aussi dit préoccupé par le nombre de suicides parmi les adolescents et a demandé ce que les pouvoirs publics comptent faire pour venir en aide aux deux millions d’enfants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La LDH sera attentive à l’ensemble des observations et recommandations finales du Comité des droits de l’enfant et rappelle que la CIDE s’impose à l’ensemble des autorités françaises.

Au sortir d’un congrès consacré à « la société de surveillance », elle s’adresse plus particulièrement au ministre de l’Education nationale pour lui demander comment il compte prendre en compte les réserves exprimées par le Comité à propos de la base de données Base-élèves.

La LDH se déclare pleinement solidaire des citoyens et en particulier des éducateurs qui sont menacés ou sanctionnés alors qu’ils entendent que l’exercice de leurs missions ne porte pas atteinte aux droits des enfants et de leurs familles.

(LDH 18 Juin 2009)

 

 

 

Vous pouvez télécharger ici la déclaration du Comité central réuni le 13 juin 2009 : Protéger les droits de l’enfant contre la « société de surveillance ».

 

 

La police au collège, l’arrestation à la sortie de l’école : les enfants dans le collimateur sécuritaire

Communiqué de la LDH
Le Gouvernement semble avoir décidé de célébrer à sa manière le vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Le ministre de l’Education nationale envisage de « créer, auprès des recteurs, une force mobile d’agents […] pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles si nécessaire », et de « donner la compétence d’officiers de police judiciaire à des chefs d’établissement ». Une force de police intégrée à l’Education nationale, en attendant de faire faire la classe par les policiers ?

A la porte d’une école de Floirac (Gironde), deux voitures de police et six policiers enlèvent, sans prévenir parents ni enseignants, deux dangereux criminels âgés de 10 et 6 ans, au motif qu’une personne aurait cru reconnaître dans le vélo de l’un d’eux celui qu’on lui avait volé et qui était de la même couleur… On commence par rafler les enfants de sans-papiers, et la technique s’étend à présent aux autres écoliers. Le prétendu voleur porte le nom de Ouachim et sa mère se prénomme Aïcha. C’est finalement son seul crime. Mais le « directeur départemental de la sécurité publique » de Gironde ne voit dans le fait d’arrêter des enfants de cet âge et de les garder deux heures à vue dans un commissariat qu’« une affaire complètement banale » et « assume entièrement jusqu’au bout ce qui a été fait ».

Il y a quelques semaines, des gendarmes prétendant conduire une opération de prévention en milieu scolaire avaient lâché à l’improviste un chien policier sur des collégiens du Gers afin, disait la procureure de la République d’Auch, de « créer une bonne insécurité »…

Ainsi donc, il ne s’agit pas de dérapages ou de bavures, mais de la mise en oeuvre d’une politique assumée et revendiquée, la même qui inspire Monsieur Darcos dans ses rêves de police scolaire judiciaire.

Quelle sera la prochaine étape ? Une opération coup de poing dans une crèche ? La fouille des élèves par leurs professeurs, des salariés par les cadres dans les entreprises ? La poursuite de tout manifestant pour « tapage diurne », comme on vient de le voir à Marseille il y a quelques jours ?

La Ligue des droits de l’Homme appelle le Gouvernement de la République à cesser d’encourager des pratiques à l’évidence inconciliables avec le respect des libertés les plus élémentaires et à ne plus voir dans l’enfance et la jeunesse de ce pays une « classe dangereuse » à traiter, fût-ce au mépris du droit, comme des délinquants potentiels.

(LDH le 22 mai 2009)

- 20 novembre : la Convention internationale des droits de l’enfant a 20 ans. Voulez-vous lire cette convention ? Cliquez ici

 

 

La place des adolescents n’est pas en prison !

Communiqué de la section de Toulouse de la LDH
Un adolescent de 13 ans est aujourd’hui en prison. La section de Toulouse des droits de l’Homme condamne la décision prise à son encontre et considère que là n’est pas sa place ; elle demande que, comme pour tout mineur, primauté soit donnée à l’approche éducative de sa prise en charge.

Un collégien de 13 ans qui avait agressé et blessé grièvement son professeur de mathématiques dans un collège de Fenouillet, près de Toulouse a été placé en détention dans l’Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs de Lavaur (81).

Le gouvernement, réagissant comme à son habitude dans le registre émotionnel à la faveur d’un évènement très médiatisé, vient à cette occasion de monter d’un cran de plus dans le registre du sécuritaire et du déni de l’action éducative : le Ministre de l’Education imagine dans « certains » établissements des portiques de détection de métaux et des systèmes de fouille. Stigmatisant ce faisant une partie de la communauté scolaire, il engage le combat à mener contre les phénomènes de violence scolaire dans l’impasse dramatique que connaissent aujourd’hui les pays employant ce genre de méthodes.

La perspective d’une baisse constante des moyens du service public d’enseignement, de démantèlement des formations d’enseignants, de l’étranglement du secteur de l’Education Populaire au bénéfice du toujours plus de méfiance, de contrôle et d’enfermement nous conduit à une maltraitance de nos enfants et de notre jeunesse dont nous ne sortiront pas indemnes.

Un adolescent de 13 ans est aujourd’hui en prison. La section de Toulouse des droits de l’Homme condamne la décision prise à son encontre et considère que là n’est pas sa place ; elle demande que, comme pour tout mineur, primauté soit donnée à l’approche éducative de sa prise en charge.

(LDH le 17 mai 2009)

 

Partager cette page

Repost 0
Published by