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Ramuntxo Garbisu - 27/09/2010 | eitb.com | 

Son Président a exprimé sa colère vis à vis de "l'hostilité ambiante" sur le dossier de l'industrie locale, "une attitude suicidaire" même dans le cas des terrains radioactifs de Fertiladour.

 

camera industria y comercio CCI Baiona

L'été radieux de cette année, s'il a contenté les attentes des professionnels du tourisme en Pays Basque nord, n'aura pas été perçu de la même façon par la cellule d'implantation de la CCi de projets industriels sur la zone industrialo-portuaire de Bayonne.

Le Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne-Pays Basque, Jean-Marie Berckmans, a ainsi exprimé "sa colère" devant "la mode des études indépendantes" qui, selon ses analyses, pourraient "amener le pays à la ruine".

En cause, le cas des 7 hectares de l'ancienne usine Fertiladour du Boucau, dont la pollution radioactive a autant contaminé le débat politique qu'économique de la zone.

Les affirmations de l'inspection de la DRIRE, estimant qu'un "compromis acceptable d'assainissement' ne remettait pas en cause l'implantation d'un nouvel usage industriel, se trouvent désormais confrontées à une contre-étude indépendante exigée par la Région Aquitaine, désireuse d'acheter ses terrains au groupe Roullier, propriétaire de l'unité Agriva - Fertiladour.

Sur la base de la communication des premiers éléments de synthèse produits par le laboratoire d'analyses radioactives de l'ACRO, une douche froide avait sensiblement freiné l'ardeur de l'exécutif aquitain, incitant le Président de Région, Alain Rousset, à renoncer dans l'heure à cet investissement.

Le Président de la CCI de Bayonne fut donc informé par son autorité de tutelle de l'obligation de revoir sa position sur cette "opportunité de développement économique", et la Préfecture des Pyrénées Atlantiques de la nécessité de vérifier le respect des arrêtés préfectoraux sur ce dossier.

Une attitude qualifiée de "sage" par le CADE, qui en révéla la contamination radioactive dès 1997, et qui n'eut de cesse de demander à l'industriel de prendre ses responsabilités de "pollueur-payeur" et à l'Etat d'évaluer les risques subis par les riverains et les salariés de cette ancienne usine de broyage de monazite, terre rare riche naturellement en thorium radioactif.

Ce jeudi matin, la CCI a choisi son camp, en rejoignant la sous-Préfecture de Bayonne qui a également déploré "une polémique inacceptable".

"L'incompréhension voire l'hostilité ambiante à l'égard de l'activité industrielle" rejoint ce sentiment d'une "attitude suicidaire".

Pour Jean-Marie Berckmans, le principe d'études contradictoires avec les études de la DRIRE locale relèverait d'une "mode liée au résultat des dernières élections régionales", visant en cela le groupe Europe Ecologie - Les Verts, à l'origine de cette demande au Conseil Régional d'Aquitaine.

Il appartiendra aux jours prochains d'apporter la confirmation - ou pas -  de l'affirmation d'un arrêté préfectoral "imminent" sur le site de Fertiladour quant à son usage futur.

La Région Aquitaine disposera en effet très prochainement du rapport final de la contre-étude de l'ACRO.

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