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Rédaction - 07/09/2010 | eitb.com |

Par communiqué de presse, Alain Rousset a fait savoir que la pollution avérée du site du Boucau doit conduire à des mesures complémentaires, sous l'égide du Préfet. Le CADE s'en félicite.


Consejo Aquitania Fertiladour

Le Conseil Régional d'Aquitaine a fait savoir ce mardi soir qu'il refusait d'acheter les terrains de Fertiladour, dans le Port de Bayonne, "du fait des pollutions avérées, qui appellent des mesures complémentaires afin de déterminer concrètement les travaux de dépollution nécessaire".

Cette décision spectaculaire s'inscrit dans un contexte très mouvementé, où le Collectif d'Associations de Défense de l'Environnement (CADE) n'a eu de cesse depuis 1997 de dénoncer d'une part la contamination radioactive de cette ancienne unité de broyage de monazite, puis, ce jour-même, de dénoncer la version officielle d'un site en cessation d'activité telle que présentée par la Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE), par le truchement de son inspecteur local Michel Amiel.

Disposant des éléments d'une contre-étude indépendante menée par la laboratoire ACRO (Normandie) telle qu'exigée et obtenue par le groupe Europe-Ecologie-Les Verts d'Aquitaine, remis ces jours-ci et restés confidentiels, "Alain Rousset a décidé de ne pas donner pour l’instant une suite favorable à l'acquisition de ces terrains", précise le communiqué de la Région.

"Les premières conclusions de cette étude restituées au président du Conseil régional ce lundi 6 septembre 2010 signalent des pollutions avérées et appellent des mesures complémentaires afin de déterminer concrètement les travaux de dépollution nécessaires", peut-on y lire.

Tout le dossier Fertiladour, que notre rédaction suit régulièrement depuis deux ans, va donc être repris dans son ensemble, puisque le Préfet des Pyrénées Atlantiques a été officiellement invité à "tenir compte des préconisations formulées, qui consistent principalement à des études de sol complémentaires".

Dans ce "principalement" tiendrait également la volonté du Conseil Régional d'avoir une vraie analyse des conditions d'irradiation auxquelles ont été soumises les salariés de 1973 à 1992, et pour lesquels aucune étude épidémiologique n'a jamais été menée.

Principal défenseur d'un projet de "compromis acceptable de dépollution permettant son usage industriel futur", Jean-Marie Berckmans, le président de la CCI Bayonne Pays Basque, a également été informé par le Président de Région"qu'une nouvelle solution doit être trouvée" pour accueillir le futur projet industriel attendu du groupe German Pellets, qui devait s'implanter sur les terres contaminées de Fertiladour.

Plus de réactions et de commentaires dans notre édition de demain.

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