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Ramuntxo Garbisu - 06/11/2010 | eitb.com | 

Elu de l'Aquitaine chargé de ce sujet radioactif , Bernard Uthurry exprime sa solidarité avec ses services sur un "dossier sensible", que nous ne manquerons pas de compléter dès la semaine prochaine.

 

consejo aquitania fertiladour

Le Conseil Régional d'Aquitaine a réagi ce samedi dans les colonnes du Journal du Pays Basque sur notre article "Fertiladour signe l'échec d'un cabinet noir", publié le 4 novembre 2010, tenant à exprimer par la voix de son premier vice-président socialiste Bernard Uthurry "une solidarité absolue avec les fonctionnaires qui ont travaillé sur ce dossier sensible".

Affirmant que "les rouages de l'administration ont fonctionné dans la plus grande transparence", l'élu régional dénonce "un procès d'intention" mené contre les principaux Directeurs de service en charge d'instruire le dossier d'acquisition de cette ancienne usine du Port de Bayonne, dont la contamination officialisée en 1997 aurait fait place à un processus de "réhabilitation" du site entre 2000 et 2010.

Pour Bernard Uthurry, "l'information principale est que le Conseil Régional d'Aquitaine ne rachètera pas le terrain de l'ancienne usine Fertiladour en l'état", depuis qu'une contre-étude menée par le laboratoire indépendant de l'ACRO (Caen) ait confirmé ce que les associations locales n'ont cessé de dénoncer depuis des années.

Que le cahier des charges de la contre-étude ait été préparé avec l'aide de la personne qui ait supervisé l'étude initiale (l'inspecteur de la DREAL) et avec l'industriel lui-même ne le perturbe pas "dans l'absolu", l'élu n'ayant pas non plus connaissance "dans l'absolu" d'un courrier interne du 1er septembre 2010 visant à affaiblir les futures conclusions de la contre-étude.

Sans doute un léger oubli de sa part, Bernard Uthurry ayant été avec le Président Alain Rousset le seul destinataire de ce courrier, où on y lit que l'ACRO et la CRII-RAD (autre laboratoire indépendant qui a participé à l'appel d'offres) "se critiquent d'ailleurs régulièrement", histoire d'insister sur le caractère somme toute relatif de leurs conclusions, guidées par "la carte de la précaution maximale".

Manifestera-t-il longtemps encore sa "solidarité absolue" avec l'avis du Directeur en charge du dossier pour la Région l'enjoignant de comprendre que "la recherche d'informations de plus en plus précises (sur l'analyse de la radioactivité de Fertiladour, ndlr) risque de se transformer en une fuite en avant d'expertises potentiellement très coûteuses" ?

Pour rappel, le Conseil Régional, en achetant ces terrains pour 6 millions d'euros, se serait également trouvé propriétaire de sa pollution, dont le traitement "à un niveau normal" est évalué de 25 à 30 millions d'euros.

Bernard Uthurry estime qu'il n'y a rien de choquant à ce que les services compétents en la matière, qu'ils soient de l'Etat ou de la Région, rencontrent l'industriel in situ.

Un nouvel article mercredi prochain sur eitb.com devrait l'aider à comprendre que la direction de Fertiladour ne doit pas être prise au sérieux quand elle répète que "à un moment, il faut faire preuve d'un peu d'objectivité, scientifique, et ne pas laisser la place à la suspicion, à la démagogie", comme nous l'a déclaré son Directeur, Henri Capdepuy, en octobre 2008.

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