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Ramuntxo Garbisu - 13/09/2010 | eitb.com | 

"Nous avons été bernés par les services de l'Etat", a estimé le groupe socialiste de Boucau, qui a écrit au Préfet pour lui poser les questions posées sur la table par le CADE depuis 1997.


PS Boucau Fertiladour
Le groupe PS du Boucau exprime sa ''colère'' devant le dossier de Fertiladour. Photo : EITB

Le 6 septembre dernier, le refus de la Région Aquitaiine d'acheter les terrains radioactifs de Fertiladour, dans le Port de Bayonne, a définitivement convaincu le groupe socialiste de la commune du Boucau de "passer à un niveau supérieur" dans "l'inquiétude et la colère" qui est la leur face à "un tel écart entre les résultats annoncés par la DRIRE après la dépollution du site et les résultats de la contre-étude menée par le laboratoire ACRO", que la Région a pu examiner, mais qui reste encore dans les seuls tuyaux de l'exécutif aquitain.

Son chef de file Christophe Martin, en tant que conseiller général de Bayonne nord (et également Maire adjoint), a donc écrit au nouveau sous-préfet pour le questionner sur 5 points particuliers concernant essentiellement les contraintes qui pourraient être prises à l'encontre de l'industriel, au titre du "pollueur-payeur", et, par ailleurs, "la nécessité de faire réaliser une étude épidémiologique sur les riverains et tous les salariés qui ont travaillé sur ce site".

Cela fait maintenant longtemps que ces questions sont sur la table, que cela soit celles de presse qui ont accueilli de nombreuses convocations du Collectif d'Associations de Défense de l'Environnement (CADE) à l'origine de cette alerte en janvier 1997, ou de celle du Secrétariat Permanent de Préventions des Pollutions industrielles (SPPI), présidées à ce jour par l'élu Verts angloy Georges Daubagna, qui n'a toujours pas inscrit ce sujet à l'ordre du jour malgré ses promesses  le 11 septembre 2009.

Composante minoritaire de la majorité municipale avec le Parti Communiste mené par la Maire Marie-José Espiaube, le PS entend donc faire entendre une certaine différence aujourd'hui avec l'apathie communale, s'estimant "plus en retrait que la confiance aveugle, ou aveuglée, qu'ont les autres élus du Boucau avec la DRIRE", ont estimé Christophe Martin et Josette Duhart, Adjointe à l'Environnement.

Pour Pierre Favreau, adjoint à l'Urbanisme, "on a le sentiment d'être bernés", qui a cru lui aussi aux belles promesses d'un terrain dont la dépollution aurait permis d'envisager un futur usage de ces 8 hectares, adossé à des "servitudes publiques".

Le basculement de leur conviction daterait d'avril 2009, estime Christophe Martin, après la visite "clandestine" des lieux à laquelle il fut convié par le CADE et où il put voir de ses propres yeux l'affolement de leur compteur Geiger.

La période où Christophe Martin estimait que Fertiladour ne contenait plus que des sacs de ciment (septembre 2008), où Josette Duhart assurait que la dépollution était terminée (octobre 2008), et où Pierre Favraud demandait que "le journaliste qui écrit que cette dépollution par l'industriel est incomplète apporte la preuve de ses affirmations" (mars 2009), est donc maintenant un lointain souvenir.

Cette lettre au sous-préfet, daté du 10 septembre 2010, fera donc l'objet d'une attente particulièrement scrupuleuse, quand une première lettre en avril 2009 n'avait apporté que de vagues réponses, estime Christophe Martin.

"La situation est grave et inacceptable, que cela soit par le niveau d'incompétence, de complicité ou de négligence des services de l'Etat", rajoute Christophe Martin, "l'Etat ne peut pas se désengager de l'application du principe du polluer-payeur, comme ne doivent pas êtres occultés le mauvais état de santé des anciens salariés de Fertiladour et une étude des risques auxquels a été soumise la population avoisinante".

Portant l'espoir que tous les regards, notamment médiatiques, permettront de maintenir la pression sur ces exigences, le chef du file du PS a tenu à préciser que son groupe n'avait pas le monopole de l'intervention sur ce dossier, "également appuyées par de nombreux régionaux, écologistes notamment", a-t-il conclu.

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