Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 19:28

À Tarnos, le Conseil municipal du 12 avril s'est déroulé en présence de 24 conseillers. Les neuf absents avaient donné pouvoir. Une des suites de l'instauration de la taxe professionnelle unique (TPU) par la Communauté de communes du Seignanx : la désignation des représentants de Tarnos à « la commission d'évaluation des transferts de charges » a révélé des failles dans l'équipe municipale.

Un seul siège a été attribué par la communauté de communes à Tarnos, ville principale du Seignanx. Deux adjointes se sont portées candidates au poste de suppléante. L'adjointe aux finances, Nathalie Billot Navarre, du groupe communistes et républicains, a été élue avec 18 voix contre 14 à Marie-Ange Delavenne, du groupe socialiste, et 1 abstention.

Le maire a été élu au poste de titulaire avec 19 voix pour et 14 abstentions (le groupe socialiste sauf un, et l'opposition). Jean-Claude Hiquet, adjoint, avait au préalable rappelé sa position sur la TPU : « adéquation avec le dernier recensement », « adéquation par rapport aux différentes sensibilités », « volonté partagée de démarche commune ». Il a ajouté : « Suivant la population, il faudrait trois délégués pour Tarnos. Avec un délégué par commune, on est dans le moins disant démocratique. »

Emprunts complémentaires

Suite à un vide juridique, le budget 2010, adopté le 18 mars 2010, n'avait pas prévu la participation communale au financement du Syndicat mixte des transports en commun (STAB). Une décision modificative a été adoptée par 28 pour et 5 contre (l'opposition) prévoyant 148 463 euros de reversement du Seignanx et un emprunt de 72 431 euros pour compenser la fin de « la fiscalité ménages ».

Demande de subvention pour l'arrachage manuel de la jussie sur les terrains du Conservatoire du littoral ; convention avec le CCAS précisant les modalités d'intervention des services communaux ; convention avec le Comité des fêtes dans le cadre d'une subvention de 30 000 euros ; création d'emplois saisonniers (45 à temps partiel ou temps complet) ; conventions de partenariat avec les assos sportives. Les délibérations ont été adoptées à l'unanimité, sauf la convention avec le Sydec (l'opposition contre).

 

15 Avril 2010 - Sud-Ouest - J-Y Huel

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans Communauté de Commune du Seignanx
commenter cet article
27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 21:16


Le « gouvernement » Rousset :

Monique De Marco était rayonnante, hier, à l'hôtel de Région à Bordeaux. L'élue verte de Talence, qui a été préférée à Marie Bové, la protégée de Noël Mamère, pour conduire la liste Europe Écologie en Aquitaine, a, il est vrai, de quoi être satisfaite. Alors que son alliance électorale n'a pas dépassé les 10 % des voix au premier tour du scrutin régional, base minimale supposée pour mener à bien de vraies négociations de gouvernement, l'élue girondine peut se targuer d'un beau bilan. Elle a été élue hier deuxième vice-présidente du Conseil régional d'Aquitaine en charge de l'environnement, une délégation qui disposera de moyens humains et financiers, selon l'accord signé avec Alain Rousset.

Deux autres élues Europe Écologie, Bérénice Vincent (Dordogne) et Martine Alcorta, une Béglaise élue dimanche dernier dans le Lot-et-Garonne, deviennent elles aussi vice-présidentes, chargées de l'innovation sociale pour la première et du logement pour la seconde. Les TER pour les écologistes Et ce n'est pas tout. C'est bien Patrick Du Fau de Lamothe, élu girondin issu du milieu associatif, qui hérite de la compétence des transports express régionaux (TER) en tant que conseiller régional membre de la commission permanente. Quatre responsabilités pour dix élus au total. Qui dit mieux ? Pas le Front de gauche, en tout cas. Rappelons qu'avec son score d'à peine moins de 6 %, il n'a obtenu que trois sièges, deux places seulement à la commission permanente, dont une élargie à la compétence « culture et citoyenneté » pour Gérard Boulanger, l'élu bordelais. Alain Rousset, à qui pas une voix n'a manqué (58 sur 85, 10 votes nuls ou blancs du Modem et non- participation au vote de l'UMP) pour accéder une troisième fois au fauteuil de président, a présenté une équipe fortement renouvelée.

Le maire d'Oloron, Bernard Uthurry, succède à Jean-Louis Carrère, le sénateur PS des Landes, comme premier vice-président chargé des infrastructures. Il aura à gérer la délicate question de la ligne à grande vitesse, notamment au sud de Bordeaux, pour laquelle Europe Écologie et le PS se sont entendus sur des études de trafic fret et voyageurs complémentaires et indépendantes de RFF au sud de Bordeaux.

Renaud Lagrave, conseiller municipal de Mont-de-Marsan et premier fédéral (PS) des Landes, prend le tourisme ; Michel Moyrand, les politiques contractuelles avec les pays et l'agglomération, et Jean-Pierre Raynaud sera en terre de connaissance avec l'agriculture puisqu'il préside la Chambre d'agriculture de la Dordogne et la Fédération régionale des coopératives agricoles d'Aquitaine. À noter enfin la présence dans l'équipe des 15 vice-présidents de l'élu lot-et-garonnais Matthias Fekl, adjoint au maire de Marmande et magistrat au tribunal administratif de Paris. Il gérera l'emploi et le développement économique tandis qu'Isabelle Boudinaud, élue béglaise proche d'Alain Rousset, est affectée, à la dernière minute, aux finances, un poste de confiance. Orientation et formation Dès son élection, Alain Rousset a insisté sur sa volonté d'agir très concrètement pour l'emploi et la formation des jeunes. « Nous allons expérimenter un service public régional, un service public de l'orientation, de la formation et de l'emploi », a-t-il déclaré. L'innovation, les transports ferroviaires, la ligne à grande vitesse et les TER, la réduction de l'empreinte carbone de la région de 30 % d'ici 2020, sont les autres contrats sur lesquels Alain Rousset s'est engagé. Les trois groupes constitués ont ensuite pris la parole. Xavier Darcos (UMP, Gironde), au nom de la majorité présidentielle, a remercié ses compétiteurs pour cette « campagne sans dérapages et sans indignités alors que la souffrance sociale et la crise qui traverse notre pays auraient pu conduire à des solutions d'ostracisme dont nous n'avons pas besoin ». Il a indiqué que son groupe sera vigilant, constructif et militant de l'utilité pour la région. Le candidat battu dimanche dernier dans un combat électoral qui semblait hors de portée pour la droite a aussi souligné trois points de convergence avec les propos d'Alain Rousset, sur l'emploi des jeunes, l'adaptation des formations et la défense de l'agriculture. Geneviève Darrieussecq (Modem, Landes) a insisté sur le besoin de reconnaissance du Conseil régional : « L'abstention est la preuve que nous ne sommes pas assez identifiés par les citoyens », a dit la maire de Mont-de-Marsan. Gérard Boulanger (Front de gauche) a regretté la faible représentation de son groupe dans l'Assemblée, « ce qui nous obligera à parler deux fois plus fort ». Monique De Marco, quant à elle, a souhaité que l'assemblée siège six ans et non quatre, comme le prévoit la réforme territoriale en discussion au Parlement. Heureuse de la présence verte au sein de ce troisième gouvernement Rousset.

Les vice-présidents d'Aquitaine
Bernard Uthurry (PS, 64) : Infrastructures.
Monique De Marco (EE, 33) : Environnement.
Michel Moyrand (PS, 24) : Politiques contractuelles (pays et agglomérations.
Anne-Marie Cocula (PS, 33) : Éducation, culture, formation.
Stéphane Delpeyrat (PS, 40) : Sports et Jeunesse.
Catherine Veyssy (PS, 33) : Formation professionnelle
Ludovic Freygefond (PS, 33) : International et coopération décentralisée.
Bérénice Vincent (EE, 24) : Économie solidaire et innovation sociale.
François Maïtia (PS, 64) : Europe et relations transfrontalières.
Isabelle Boudineau (PS, 33) : Finances.
Jean-Pierre Raynaud (PS, 24) : Agriculture.
Martine Alcorta (EE, 47) : Logement.
Renaud Lagrave (PS, 40) : Tourisme.
Solange Menival (PS, 33) : TPE et artisanat.
Matthias Fekl (PS, 47) : Emploi et développement économique.

Auteur : Jean-Bernard Gilles jb.gilles@sudouest.com

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans REGION
commenter cet article
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 00:22
TARNOS






Nombre Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 9165

Abstentions 4530 49.43
Votants 4635 50.57
Exprimés 4412 48.14 95.19
Sièges à pourvoir 85    




  Voix % exprimés
M. Xavier DARCOS (LMAJ) 864 19.58
M. Jean LASSALLE (LCMD) 656 14.87
M. Alain ROUSSET (LUG) 2892 65.55








ONDRES










Nombre Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 3272

Abstentions 1514 46.27
Votants 1758 53.73
Exprimés 1677 51.25 95.39
Sièges à pourvoir 85    












  Voix % exprimés
M. Xavier DARCOS (LMAJ) 395 23.55
M. Jean LASSALLE (LCMD) 231 13.77
M. Alain ROUSSET (LUG) 1051 62.67








SAINT MARTIN DE SEIGNANX






  Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 3638

Abstentions 1677 46.10
Votants 1961 53.90
Exprimés 1854 50.96 94.54
Sièges à pourvoir 85









  Voix % exprimés
M. Xavier DARCOS (LMAJ) 472 25.46
M. Jean LASSALLE (LCMD) 335 18,07



     

 

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans REGION
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 21:02

Le dimanche 21 mars 2010 à 20h46 Résultats du second tour des élections régionales sur la ville de Tarnos: le PS est à 65,54%, l'UMP à 19,58% et le Modem à 14,86%.

Sur le canton de Saint-Martin de Seignanx, le PS est à 62,74%, l'UMP à 21,91% et le Modem à 15,33%.

 © 2010 Sud Ouest

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans REGION
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 00:14

L'ordre du jour du conseil municipal de Tarnos du 18 mars était particulièrement copieux avec 28 questions dont le budget 2010. 24 conseillers étaient présents, 9 avaient donné pouvoir.
Nathalie Billot Navarre, l'adjointe aux finances, a présenté ce budget au pas de charge. De l'avalanche de chiffres et de l'énumération express d'opérations 2010 on retiendra les orientations budgétaires énoncées en début d'intervention : « Tendre à limiter les dépenses, emprunter à hauteur d'environ 2 000 000 d'euros, augmenter la fiscalité, taxe d'habitation et taxe foncière. »

Le budget 2010 a été adopté par 19 voix pour, 9 abstentions (le groupe socialiste) et 5 contre (l'opposition). L'augmentation des impôts locaux de 4,7 % en 2010 n'a recueilli que 19 voix pour, le groupe socialiste et l'opposition, soit 13 élus, votant contre, Isabelle Dufau s'abstenant.

La taxe d'habitation sera portée à 19,97 % et la taxe sur le foncier bâti à 23,23 % en 2010. Pour clore ce chapitre, l'opposition a voté contre les subventions 2010 aux associations. Unique depuis 2002 L'adjointe aux finances a déclaré que l'augmentation des impôts, « unique depuis 2002, est une décision difficile... Elle est à la hauteur pour construire l'avenir ». Le maire, Jean-Marc Lespade, a rappelé la volonté de « retrouver l'argent de la TPU du Seignanx » et de « répondre aux attentes des Tarnosiens ».

Antoine Roblès au nom du groupe socialiste a lu une déclaration faisant état « d'un signe négatif donné aux Tarnosiens, condamnant l'augmentation des impôts locaux et précisant que d'autres solutions avaient été proposées mais qu'elles n'avaient pas été retenues ».

Jean-Claude Payen a expliqué pourquoi l'opposition ne voterait pas le budget 2010, s'est « interrogé sur la volonté de la majorité de maîtriser les dépenses de fonctionnement », et a ajouté « partager le point de vue d'Antoine Roblès ». Les budgets de la Mission d'action culturelle, du lotissement Bertin et du pôle des services ont été adoptés par la majorité sans les 5 voix de l'opposition.

Les autres questions à l'ordre du jour ont été adoptées à l'unanimité, sauf un refus de vote de l'opposition sur la représentation au Sydec. Auteur : Jean-Yves Ihuel -SUD OUEST

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans CA SE PASSE A TARNOS
commenter cet article
23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 15:34

A la suite des lois de décentralisation, les collectivités sont devenues les principaux investisseurs publics (+ de 73 %) et les principaux garants des services publics. La suppression de la taxe professionnelle est donc un frein colossal porté aux investissements et une liberté d’initiative locale perdue.

Quelques chiffres résument la situation pour les collectivités. Celles-ci percevaient 16.5 milliards d’euros de Taxe Professionnelle. Le produit de la nouvelle cotisation locale d’activité est évalué à 5.5 milliards d’euros. Qu’en sera-t-il des 11 milliards de pertes fiscales pour les collectivités qui se trouveront privées de tout lien fiscal avec les entreprises ?

La réforme de la Taxe Professionnelle est donc une mauvaise réforme. Elle fige les ressources des collectivités. Pire par le biais des compensations promises, les budgets des collectivités seront maitrisés par Bercy.

Cette réforme aboutira à faire basculer la charge de l’impôt économique qu’est la taxe professionnelle, vers la fiscalité pesant sur les ménages qui passerait de 49% à 73 % du total des recettes fiscales locales.

Ne nous trompons pas de responsable, si comme on le constate il y a «manque à gagner» pour Tarnos c’est l’Etat et l’Etat seul qui en est responsable non la TPU !

Alors qu'on arrête de nous dire que la perte de la dynamique de TP est due à la TPU, elle est due à la réforme de la TP, un point c’est tout.

Dans ce contexte d’incertitude fiscale où chaque jour est une annonce qui réduit un peu plus notre pouvoir d’achat, en pleine période de crise qui touche surtout les plus fragiles d’entre nous, utiliser la mise en place de la TPU dans le Seignanx pour une augmentation des taxes ménages des Tarnosiens ce n'est pas très fair-play.

La TPU est  le moyen de mettre en place des projets communautaires ambitieux qui pourront bénéficier à toutes les communes y compris Tarnos, sans peser sur les finances locales. (Ex. une piscine, le CIAS, pourquoi pas un CLSH pour certaines communes, une maison de retraite car nous savons tous que les places à l'EPHAD sont comptées, etc...)

Les investissements sont nécessaires et incontournables ; ils structurent notre commune pour au moins 25 ans.

Les Elus Socialistes Tarnosiens ne voteront donc pas d'augmentation des taxes ménages !

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans CA SE PASSE A TARNOS
commenter cet article
21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 23:05
Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans Communauté de Commune du Seignanx
commenter cet article
5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 02:46
Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans DEPARTEMENT
commenter cet article
23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 23:09

Bouygues Bâtiment Ile-de-France, dénoncé par des travailleurs sans-papiers et des associations la semaine dernière, a indiqué mercredi que les papiers des personnes qui avaient évoqué leurs conditions de travail sur le chantier de l’Assemblée nationale étaient bien en règle à l’époque de cette mission. Au même moment, un autre chantier parisien squatté par des travailleurs sans-papiers a été évacué.

 

Après la conférence de presse donnée le 13 janvier par différentes associations et syndicats, où plusieurs travailleurs sans-papiers ayant œuvré au chantier de l’annexe de l’Assemblée nationale avaient évoqué leurs conditions de travail sur ce chantier, Bouygues Bâtiment Ile-de-France a déclaré avoir «vérifié méticuleusement les dossiers de chacune des personnes qui se sont exprimées publiquement» et réplique par voie de communiqué.

Selon l’entreprise, les trois personnes qui ont pris la parole le 13 janvier travaillaient pour le compte de sociétés sous-traitantes de Bouygues Bâtiment Ile-de-France, et leurs papiers étaient «parfaitement valides pendant l'intégralité de la durée de leur mission», et qu’elles ont été payées «conformément au taux horaire légal imposé par la convention collective du bâtiment en fonction de leur niveau de qualification». En outre, le groupe indique que «ces trois personnes se sont présentées sous d’autres noms lors de la conférence de presse. (…) Elles auraient donc usurpé l’identité utilisée vis-à-vis de leur employeur».


Bouygues Bâtiment Ile-de-France rappelle enfin qu’elle «met en œuvre pour lutter contre la présence de travailleurs en situation irrégulière sur ses chantiers», mais que certaines fraudes, telles que les faux papiers et les usurpations d’identité, restent difficiles à détecter.
«L'embauche de travailleurs en situation irrégulière exposerait l'entreprise à de graves sanctions. (…) Si l’Assemblée nationale décide de mettre en place une Commission d’enquête parlementaire, Bouygues Bâtiment Ile-de-France se tiendra à sa disposition. L’entreprise souhaite que les missions de cette commission soient étendues à l’ensemble des professions de la construction», indique le groupe.

Un autre chantier évacué
Dans le même temps, soixante-trois travailleurs sans-papiers en grève qui occupaient depuis mi-octobre le chantier de l'ancien hôtel Majestic à Paris pour appuyer leur demande de régularisation ont été évacués par la police mercredi. Cette occupation faisait partie d'un large mouvement entamé le 12 octobre dernier par les sans-papiers, avec le soutien de onze associations et syndicats et qui mobilise actuellement quelque 6.000 grévistes. «Les grands donneurs d'ordre du BTP s'énervent», a estimé Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, interrogée par l'AFP, avant de rappeler que l'entreprise Adec, chargée du chantier de démolition de l'hôtel, «est un sous-traitant du groupe de construction Bouygues». Selon elle, «il faut que ces salariés sans papiers soient protégés car ils ont fait leur boulot, les délinquants ce sont ceux d'en face, les donneurs d'ordre».

 

(20/01/2010) - Batiactu

 

 

Repost 0
Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans SARKOLAND
commenter cet article
5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 00:39

Comment définir la "Gauche" : Extrait de l'abécédaire du philosophe Gilles Deleuze

Gilles Deleuze : Si on me disait : "Comment définir être de gauche" ? Ou "comment définir la gauche" ? Je le dirais de deux manières. Il y a deux façons.

 

C'est, d'abord, une affaire de perception. Ne pas être de gauche, c'est quoi ? Ne pas être de gauche, c'est un peu comme une adresse postale : partir de soi... la rue où on est, la ville, le pays, les autres pays, de plus en plus loin... On commence par soi et, dans la mesure où l'on est privilégié et qu'on vit dans un pays riche, on se demande : "Comment faire pour que la situation dure ? ". On sent bien qu'il y a des dangers, que ça va pas durer, tout ça, que c'est trop dément... mais comment faire pour que ça dure. On se dit: les Chinois, ils sont loin mais comment faire pour que l'Europe dure encore, etc.

Être de gauche, c'est l'inverse. C'est percevoir... On dit que les Japonais ne perçoivent pas comme nous. Ils perçoivent d'abord le pourtour. Alors, ils diraient: le monde, l'Europe, la France, la rue de Bizerte, moi. C'est un phénomène de perception. On perçoit d'abord l'horizon. On perçoit à l'horizon.


« C'est pas tellement à gauche, les Japonais... »

 

Gilles Deleuze : C'est pas une raison. Par là, ils sont à gauche. Par le sens de l'adresse postale, ils sont à gauche. Donc, tu vois d'abord à l'horizon. Et tu sais que ça ne peut pas durer. Que ça n'est pas possible. Ces milliards de gens qui crèvent de faim... Ca peut durer encore cent ans, j'en sais rien, mais faut pas charrier... C’est injustice absolue... Ce n'est pas au nom de la morale : c'est au nom de la perception même ! Si on commence par le bout, par ces (incompréhensible), par savoir donc et, d'une certaine manière, appeler de ses voeux et considérer que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n'est pas se dire simplement : "Il faut diminuer la natalité" parce que ça, c'est une manière de garder les privilèges de l'Europe. C'est pas ça. C'est vraiment de trouver les arrangements, les agencements mondiaux qui feront que... En effet, être de gauche, c'est savoir que les problèmes du tiers monde sont plus proches de nous que les problèmes de notre quartier. C'est vraiment une question de perception. Ce n'est pas une question de belle âme ! C'est ça, d'abord, être de gauche, pour moi.

Repost 0
Published by GROUPE D'ELUS SOCIALISTES- REPUBLICAIN TARNOSIENS - dans DIVERS
commenter cet article