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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 23:29


Sud ouest - Lundi 23 Mars 2009


Réélu dans un fauteuil, Jean-Marc Lespade, qui surfe sur une dynamique industrielle sans précédent, prépare une consultation électorale qui fait déjà grincer

Jean-Marc Lespade : « Nous avons franchi une nouvelle étape. Le projet du laminoir est un symbole. Je défends l'idée d'un développement industriel qui crée de l'emploi et qui soit, en même temps, respectueux de l'environnement. » (photo david le déodic)
Jean-Marc Lespade : « Nous avons franchi une nouvelle étape. Le projet du laminoir est un symbole. Je défends l'idée d'un développement industriel qui crée de l'emploi et qui soit, en même temps, respectueux de l'environnement. » (photo david le déodic)

C'est une quasi-certitude, les électeurs de Tarnos n'auront pas que les Européennes comme rendez-vous politique cette année. Ils devraient en effet se voir proposer une seconde échéance. C'est du moins l'intention de Jean-Marc Lespade, le maire communiste des lieux. Lequel, après avoir été brillamment réélu en mars dernier dès le premier tour sur un score sans appel de 66 % des voix, vient d'initier une réflexion qui n'a pas fini de résonner et de provoquer des crises d'urticaire. Une réflexion qui, non seulement, s'est affranchie des frontières municipales constituant pourtant son pré carré mais qui, surtout, aboutira à rien de moins qu'à un referendum local en bonne et due forme. De quoi s'agit-il ? Depuis plusieurs mois, le maire s'interroge autant qu'il cogite sur la place de Tarnos dans son environnement immédiat.

À ceci près que Jean-Marc Lespade ne raisonne pas en territoires administratifs définis, mais en bassin de vie. Une nuance en apparence infime mais qui pourrait pourtant être à l'origine d'un chambardement majeur : le départ de Tarnos de la Communauté de communes du Seignanx vers une autre agglomération, celle du BAB. Et c'est précisément sur cette hypothèse que Jean-Marc Lespade veut consulter les Tarnosiens. Lesquels devraient être appelés à se prononcer en septembre ou octobre. « Je ne demanderai pas aux Tarnosiens s'ils veulent oui ou non adhérer à la Communauté d'agglomération du BAB, mais plutôt s'ils se sentent orientés vers le BAB, précise-t-il. Aujourd'hui, nous faisons partie de ce bassin de vie. Et il ne faut pas avoir peur du débat. »

La monnaie de la pièce ?

Reste qu'une telle perspective, un départ de Tarnos vers l'agglomération du BAB, porterait un coup assurément très rude, sinon fatal, à la Communauté de communes du Seignanx, dans la mesure où Tarnos est, en matière de finances, la principale contributrice. Une réalité qui est d'ailleurs loin d'être étrangère à la réflexion de Jean-Marc Lespade. « Il faut qu'il y ait une proximité étroite entre l'exécutif de la Communauté de communes et l'exécutif de la commune la plus importante », indique-t-il. Sauf que si, par le passé, Tarnos a eu la présidence de la Communauté de communes du Seignanx, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Jean-Marc Lespade a pourtant brigué la présidence l'année dernière, mais en vain. Il a dû s'incliner devant Jean-Marc Larre, le maire socialiste de la toute petite commune de Biaudos. Ceci expliquerait-il cela ? Jean-Marc Lespade chercherait-il à rendre la monnaie de la pièce aux élus du PS en leur proposant de se débrouiller entre eux et surtout sans les recettes de Tarnos ? « Ça ne tient pas la route, dit-il. Je me place dans l'intérêt des habitants. Ce qui m'intéresse, c'est de faire en sorte que Tarnos ait le meilleur développement possible. Et je revendique le droit de m'interroger. »

100 emplois à venir

Reste qu'en matière de développement, Jean-Marc Lespade surfe sur une dynamique économique et industrielle sans précédent. La semaine dernière, il posait la première pierre de la médiathèque. En attendant, un autre coup de truelle plus important encore : celui du chantier du futur laminoir du groupe italien Beltram. Lequel doit investir ici près de 50 millions d'euros dans la construction d'une usine de traitement de l'acier. Le permis de construire pour ce site de 18 000 mètres carrés, qui devrait accueillir une centaine d'emplois, est délivré, et l'enquête publique est bouclée. Ne manque plus que le feu vert du préfet, ce qui ne devrait plus tarder. « Nous avons franchi une nouvelle étape, indique Jean-Marc Lespade. Ce projet est un symbole. Je défends l'idée d'un développement industriel qui crée de l'emploi et qui soit, en même temps, respectueux de l'environnement. »

Le maire de Tarnos a donc tout pour être heureux surtout qu'un autre industriel de l'acier, les Catalans de Celsa, pourrait lui aussi s'implanter sur sa commune avec là un investissement record de 300 millions d'euros. Difficile d'entamer d'une meilleure manière un mandat. D'autant plus que si Jean-Marc Lespade risque de passer grand maître en pose de premières pierres, il pourrait aussi briller dans une autre spécialité, tout aussi minérale : le jeté de pavé dans la mare.

« Ça n'a pas de sens »

Au sein du Conseil municipal de Tarnos, la réflexion de Jean-Marc Lespade pose question. À droite bien sûr mais aussi au sein des élus socialistes de sa majorité comme l'explique Élie Marciano du groupe PS : « Pour nous, ce referendum ne sert pas à grand chose, dans la mesure où ce n'est pas à Tarnos de prendre la décision mais à la Communauté de communes du Seignanx d'intégrer ou pas la CABAB. Mais pour nous, intégrer la CABAB serait néfaste pour 3 raisons . Primo, la CABAB est fortement endettée donc aller se mettre dans des problèmes financiers alors que nous n'en avons pas et que Tarnos est plutôt riche, n'a pas de sens. Secundo, la CABAB a besoin de terrains pour développer les entreprises, car elle n'a plus de place. Les élus de la CABAB veulent se servir du Seignanx pour, à la fois, récupérer des finances importantes, compte tenu de leur endettement important et obtenir des terrains dont ils bénéficieront eux, dans le cadre de la TPU. Et enfin comment ne pas accepter la TPU dans le Seignanx et vouloir intégrer la CABAB qui a la TPU? »

Pour Gérard Claverie d'Horizon Libre, le problème est ailleurs : « Pourquoi tout d'un coup le maire de Tarnos refuse-t-il de partager le gâteau ? Parce que Tarnos va perdre de l'argent ? Ce n'est pas la vraie raison, assure Gérard Claverie. Le maire a été candidat à la présidence de la Communauté des communes du Seignanx. Il n'était pas question à ce moment-là de se tourner vers la CABAB. Ce projet ne faisait pas partie du contrat lors des élections municipales non plus. Alors ? Faut-il voir dans ce revirement soudain une vengeance politique ? Rappelons que le PC a perdu le siège de conseiller général du canton et la présidence de la communauté au profit des socialistes. Socialistes majoritaires dans le Seignanx, rappelons-le. Là, se trouve le noeud du problème. »



Auteur : jefferson desport

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Published by PS LANDES SECTION TARNOS - dans CA SE PASSE A TARNOS
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